1er dimanche de Carême Messe des familles

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Depuis mercredi dernier, nous sommes entrés dans le temps du Carême. Comme il y a eu le temps de l’Avent pour se préparer à la fête de Noël, il y a le temps du carême pour se préparer à la fête de Pâques.
Mais pourquoi faut-il se préparer à la fête de Pâques? Imaginez que vous alliez recevoir chez vous un footballeur de l’équipe de France, disons Killian M’Bappé!  Il vient dans 3 semaines. Je suis sûr que vous allez vous préparer à cet événement… 

Tiens, qu’est-ce que vous feriez… allez, vous avez été tiré au sort, Killian M’Bappé s’invite chez vous!Déjà, pendant 3 semaines, vous n’allez penser qu’à ça… 

Bon, pour les adultes, vous pouvez remplacer Killian M’Bappé par Emmanuel Macron! Ou Jean-Luc Mélanchon… Ou  Marine Le Pen…, ou un Gilet jaune, s’il en reste encore, bon, c’est pas des bons exemples, oubliez! On va rester sur Killian M’Bappé, sinon ça risque de dégénérer!

Vous voyez, pour vivre à fond un événement, on s’y prépare. 

Eh bien pour vivre à fond la fête de Pâques – et qu’est-ce que l’on fête à Pâques ? La résurrection du Christ – pour vivre à fond un événement, on s’y prépare. 

Alors vous voyez qu’on ne peut pas détacher le carême de la fête de Pâques. Et c’est sur l’horizon de Pâques, dans la lumière de Pâques, que nous avons à vivre le carême. 

Et qu’est-ce que Pâques? Oui, la résurrection du Christ, c’est vrai! Mais c’est plus largement la victoire du Christ sur la mort! 

A Pâques, la mort a été définitivement vaincue! 

Mais vous allez me dire: mais on continue de mourir. Et peut-être que tel ou tel, vous avez été touché par le décès d’un membre de votre famille. La mort est toujours là, c’est vrai, mais la vie humaine ne s’arrête pas là. Parce que si Dieu a ressuscité Jésus, en tout semblable à nous, excepté le péché, alors il peut aussi me relever d’entre les morts. 

Et c’est ce que nous croyons: la mort est un passage vers une autre vie, à laquelle je suis appelé, une vie qui sera merveilleuse parce qu’elle sera tout amour.

Alors Pâques, on peut dire que c’est vraiment la fête de la vie. Et puisque c’est la fête de la vie, comment est-ce que je peux m’y préparer? 

Eh bien en ouvrant mon coeur à l’amour des autres.

Cela, il faut bien que vous le compreniez. Dieu nous a donné un coeur non pas seulement pour qu’il batte à l’intérieur de nous, mais il nous a donné un coeur pour aimer. 

Il y a quelques dimanches, nous avons entendu Jésus nous dire: « Tout ce que tu fais de bien ou de mal, cela provient de ton coeur. »

Notre coeur est fait pour aimer,
MAIS, nous pouvons l’utiliser pour autre chose: pour diviser, pour haïr, pour dominer…

Nos mains servent à beaucoup de choses, mais, entre autres, elles servent à se dire bonjour dans un geste fraternel, elles servent à nous réconcilier, à partager… MAIS elles peuvent aussi se fermer et être utilisées comme une arme…

Le coeur est fait pour aimer, c’est dans ce but-là que Dieu nous a donné un coeur, mais ce coeur peut passer à côté de ce pourquoi il est fait. Cela, parce que nous sommes tiraillés, vous et moi, personne n’y échappe, tiraillés par des tentations. Certaines viennent du diable, du démon – mais ne voyons pas le démon partout -, certaines viennent de toi, elles viennent de toi quand ton coeur se ferme aux autres, quand ton coeur se ferme à l’amour. 

Et là, il n’y a pas 36 solutions: il faut se battre, se battre contre soi-même, pour que le bien l’emporte et pas le mal; pour que la fraternité l’emporte, et pas l’égoïsme; pour que la réconciliation l’emporte, et pas la vengeance…

C’est un combat. Jésus l’a mené durant 40 jours au désert. 

Eh bien nous aussi, nous décidons d’affronter tout ce qui, dans notre coeur, est un frein à l’amour. Ce n’est pas facile, mais ce combat vaut la peine d’être vécu, car au bout du compte, il nous rend plus libres, plus disponibles pour aimer. 

L’Eglise nous propose 3 moyens pour y parvenir: le jeûne, la prière, l’aumône/ ou le partage.
Je ne vais pas y revenir, vous en avez parlé dans les séances de catéchisme, et vous y reviendrez sans doute. Je voudrais juste terminer en vous disant que le jeûne, le partage, l’aumône, ce ne sont pas des buts, mais bien des moyens: le but étant: d’aimer davantage, à l’image du Christ. Mais des moyens qui ont fait leur preuve, prenez-les, si vous voulez, comme l’athlète qui s’impose une discipline pour parvenir au plus haut sommet. 
Tiens, si Killian M’Bappé s’invite chez vous, demandez-lui son programme d’entraînement, à mon avis, vous seriez surpris par la quantité de sacrifices qu’il s’impose pour qu’il soit au top, non seulement sur le plan physique mais aussi sur le plan mental! 

Bon Carême! 

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