Comment savoir si j’ai la foi?

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COMMENT SAVOIR SI J’AI LA FOI ?

Au fond, qu’est ce que cela veut dire avoir la foi ? c’est déjà dur d’avoir foi en soi, alors foi en Dieu. J’entends souvent dire : « Je ne sais pas si j’ai la foi. Au fond, qu’est-ce qu’un chrétien ? » ‘Chrétien’ est parfois employé dans le sens de gentil sympa, honnête. Mais il y a des tas de gens gentils, sympas, honnêtes, qui ne sont pas chrétiens. D’autres disent « Je suis chrétien car je suis né dans un milieu chrétien. » Ça ne fait pas de vous un chrétien, pas plus que naître dans un McDonald ne fait de vous un hamburger ou aller à la Star Ac’ ne fait de vous une star ! D’autres disent : « Je crois en Dieu, je suis chrétien. » Ce n’est pas lié non plus.

Etre chrétien c’est avoir une relation personnelle avec Dieu par Jésus-Christ. Certains y parviennent progressivement, d’autres brusquement. Ce qui est important, c’est que vous soyez sûr de votre relation avec Dieu. Comme des parents qui veulent que leur enfant se sache aimé.

Or beaucoup de gens ne savent pas où ils sont. A la fin des sessions Alpha, un questionnaire est proposé. Voici quelques réponses à la question : « Etiez-vous chrétien au début d’Alpha ? » : « Oui, mais sans véritable expérience d’une relation avec Dieu ; Croyant, mais non pratiquant : Pas sûr ; Vaguement ; Oui, mais avec le recul, peut être que non ». C’est comme si vous posiez la question « Florence, aimes-tu Marc ? » et qu’elle réponde : Oui, mais sans véritable expérience d’une relation ; Croyante, mais non pratiquante ; Pas sûr ; Vaguement ; Oui, mais avec du recul, peut-être que non !

Un tabouret repose sur trois pieds, notre foi sur une relation en 3D.

    1. LA PAROLE DE DIEU

Si vous me demandez comment je suis sûr de ma foi, je vous montrerai la Bible. Les promesses que Dieu y fait nous donnent l’assurance de notre relation avec lui. Mes sentiments ne sont pas suffisants pour créer ce lien. Ils sont changeants, fonction du temps qu’il fait ou de ce que nous avons pris au petit déjeuner. Une chose agréable se produit, je me sens en forme, puis une autre arrive qui me met par terre. Si ma foi est fondée sur mes sentiments, un jour je me dis « je suis chrétien », le lendemain, « j’suis raplapla, je ne me sens pas chrétien aujourd’hui ».

Plus que sur nos sentiments, notre foi repose sur les promesses immuables de Dieu. Regardons le livre de l’Apocalypse 3, 20, l’une des analogies que la Bible utilise pour expliquer comment entrer dans une relation d’amitié avec Dieu. Jésus se tient devant la porte d’une maison qui représente notre vie. Il dit : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour dîner, moi près de lui, et lui près de moi » (Apocalypse 3, 20). « Ouvrir la porte », « devenir chrétien », « donner sa vie au Christ », « se convertir », « accueillir le Christ », c’est la même réalité : par son Esprit, Jésus entre dans notre vie. Il n’en force jamais la porte. A nous d’ouvrir. « Si tu ouvres, j’entrerai. » C’est une promesse de Dieu, vous pouvez avoir la certitude que si vous ouvrez la porte de votre cœur, il entrera. Ainsi, si la semaine dernière vous avez fait la prière invitant le Christ à entrer dans votre vie, il y est entré ! Quoi que vous ayez ressenti ! Il promet qu’ensuite il ne nous quittera jamais : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps » (Matthieu 28, 20).

Une autre promesse de Jésus est de donner la vie éternelle à ceux qui le suivent. La vie éternelle n’est pas la vie après la mort. La vie éternelle commence dès à présent elle est une qualité de vie qui provient de notre relation avec Dieu. Et elle se poursuivra dans l’éternité. « Est-ce bien sûr ? » Cette promesse est frappée d’un sceau de vérité, la résurrection de Jésus, qui a plusieurs conséquences importantes pour nous :

La résurrection de Jésus nous rassure par rapport au passé : La croix est un événement décisif : Dieu y a définitivement vaincu le mal, en le prenant sur lui, dans le Christ. La résurrection est la confirmation de cette victoire. En recevant le Christ, vous avez la certitude d’avoir été pardonné.

La résurrection de Jésus nous conforte par rapport au présent. Nous avons l’assurance que Jésus est vivant ! Vous pouvez avoir une relation personnelle avec lui, faire l’expérience de sa présence, de son amour. Cette vie en lui peut commencer maintenant.

La résurrection de Jésus nous rassure sur l’avenir. Elle est la garantie que quiconque met sa foi en lui se relèvera de la mort. Cette vie n’est pas la fin. L’histoire s’achemine vers un sommet, le retour de Jésus. Nous le verrons face à face. Il établira « un ciel nouveau et une terre nouvelle ». Il n’y aura plus ni pleurs, ni souffrance, ni séparation d’avec ceux que nous aimons, plus de péché, ni de tentation. Nous serons dotés d’un corps glorieux, dans une joie profonde qui durera toujours.

Nous ne savons pas exactement ce qu’elle sera, mais la vie avec Dieu est un émerveillement continu. Pensez à l’émerveillement d’un coucher de soleil, d’un beau morceau de musique ou d’un visage d’enfant. Depuis que je connais Dieu, je vais d’émerveillement en émerveillement.

Voilà les promesses de Dieu. Appuyons-nous sur sa Parole plutôt que sur nos sentiments. C’est le premier pied du tabouret.

    1. L’ŒUVRE DE JESUS

Le deuxième pied du tabouret, c’est l’œuvre de Jésus. La foi repose non sur mes actes, mais sur ce que Jésus a fait pour moi. Je peux dire que je suis chrétien en raison d’un événement précis : la mort et la résurrection de Jésus. Dieu vous aime et désire cette relation. Nous avons regardé la semaine dernière la première partie du verset « le salaire du péché c’est la mort ». Concentrons-nous maintenant sur la fin : « mais le don gratuit de Dieu c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Romains 6, 23). La semaine dernière j’ai utilisé l’analogie d’un chèque. Un chèque qui, entre autres, donne la vie éternelle. Ce cadeau est offert à chacun d’entre nous. Il est vraiment gratuit, pas comme les publicités « offres gratuites » qui inondent nos boîtes aux lettres.

Le don de Dieu est vraiment gratuit. Gratuit, mais pas sans valeur : il a coûté à Dieu la vie de son Fils, qui s’est livré pour que nous puissions avoir cette relation. Paul écrit : « Le Christ était sans péché, mais Dieu l’a chargé de notre péché, alors maintenant par le Christ Dieu nous a rendu justes » (2 Corinthiens 5, 21 PDV).

Il y a eu un échange. Sur la Croix, Jésus prend sur Lui la mort qui nous était destinée ; à travers Sa résurrection il nous donne sa vie, c’est-à-dire la possibilité d’une juste relation avec Dieu. Je peux maintenant me présenter avec confiance devant Dieu, je ne suis plus privé de sa présence à cause de mes fautes. Le Christ a pris sur Lui mon péché, et pour ma part j’ai pris sur moi Sa Sainteté. Lorsque Dieu me regarde, Il voit la perfection de Son Fils. Je peux vivre avec Dieu la relation d’amour pour laquelle j’ai été créé. C’est cela le don de Dieu. Il est gratuit, mais d’une valeur immense, car il a coûté sa vie à Jésus.

Comment recevoir ce don ? Deux attitudes sont importantes, la repentance et la confiance.

La repentance : nous détourner de ce que nous savons être mal. Dieu ne nous demande pas d’abandonner des choses bonnes, mais celles qui gâchent notre vie. Est-ce un sacrifice ? Que dites-vous à un ami qui se drogue ? Le voyez-vous comme un sacrifice ? Non, car vous savez qu’il se fait du mal. Dieu nous aime et ne veut pas que nous nous fassions du mal. Ce que nous laissons derrière nous n’est rien comparé à ce que nous recevons

La confiance. Foi et confiance, les deux mots ont la même racine. La foi, c’est mettre sa confiance en quelqu’un, c’est de découvrir une promesse de Dieu et oser y croire. La foi, c’est choisir de faire confiance.

C’est le deuxième pied du tabouret : l’œuvre de Jésus, l’amour sans limite qu’il nous a montré. Nous ne pouvons pas nous dire : « C’est moi qui ai fait ça. » C’est lui qui a tout fait pour nous. C’est ce qui fonde ma confiance.

    1. LE TEMOIGNAGE DE L’ESPRIT SAINT

Le troisième pied du tabouret, c’est le témoignage de l’Esprit Saint. Si vous demandez à quelqu’un « comment sais-tu que tu es chrétien ? », il peut parler de l’expérience de sa relation avec Jésus-Christ. Nous avons regardé ce verset de l’Apocalypse où Jésus promet que si quelqu’un entend sa voix et ouvre sa porte, il entrera. C’est par son Esprit que Jésus entre en nous et nous donne cette expérience de Dieu.

Dieu change le monde en touchant le cœur des personnes, et en transformant leur caractère. Dieu veut nous libérer du mal qui ronge notre vie. L’Esprit Saint nous transforme tous les jours dans le but d’avoir un caractère de plus en plus ressemblant à celui du Christ. « Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi » (Galates 5, 22-23)

Ces dimensions vont se développer en vous ! Pas du jour au lendemain, car l’Esprit de Dieu travaille en douceur, mais le changement de votre caractère est rapidement perceptible, notamment par l’entourage.

Votre rapport à Dieu se modifiera – Votre envie de connaître Dieu va grandir, vous chercherez à passer du temps avec Lui, par la prière, la lecture de la Bible. Et comme dans une relation avec quelqu’un que vous appréciez, vous chercherez à Lui faire plaisir.

Vos réactions envers les autres ne seront plus les mêmes – L’amitié avec le Christ nous ouvre, nous pousse à regarder autour de nous, et nous rend davantage sensible à aider ceux qui nous entourent.

Ma vision de l’avenir change. La garantie de ma résurrection physique change entièrement ma perspective sur la vie et le temps qui s’écoule.

Le Saint Esprit fait de nous les enfants de Dieu – Ce n’est pas une croyance, ce n’est pas un sentiment, ce n’est pas une impression, mais c’est une conviction, l’expérience personnelle de l’Esprit Saint développe en nous la conviction que nous sommes enfants de Dieu. Quand vous vivez cette expérience, vous n’avez plus de doute vous êtes vraiment enfant de Dieu.

Jean-François Gravelet, surnommé Blondin, était un funambule célèbre. En 1859 il entreprit de traverser au-dessus des chutes du Niagara sur un câble de 400 mètres de long, à 60 mètres au dessus des chutes. Le jour fixé, il se lança. A mi-chemin, il s’assit sur la corde, sortit une bouteille et but tranquillement. Il reprit sa marche, s’arrêta de nouveau et fit un saut périlleux arrière. Successivement Blondin traversa sur le câble à vélo, marcha les yeux bandés, et se fit cuire une omelette au milieu du parcours. Un jour, une délégation royale vint d’Angleterre menée par le Duc de Newcastle. Blondin mit un sac de pommes de terre dans une brouette et traversa en avant et en arrière sous les ovations. Le Duc était ravi. Blondin dit au Duc : « Croyez-vous que je pourrais mettre quelqu’un dans la brouette et l’amener de l’autre côté ? » Le Duc répondit : « J’en suis sûr ! » Blondin lui dit : « Eh bien, montez ! » Là, il n’était plus aussi sûr ! Alors Blondin a demandé un volontaire, et les gens ont regardé leurs chaussures. Finalement, une vieille dame a levé le doigt et accepté d’aller dans la brouette. C’était sa maman !

C’est ça la foi. Monter dans la brouette. Une chose est de dire « je crois », une autre est de dire « je monte dans la brouette ». Il y avait des raisons de refuser de monter dans la brouette de Blondin, on ne pouvait pas lui faire entièrement confiance. Mais Jésus est digne de confiance, il y a de bonnes raisons de monter, de mettre notre confiance en lui, de lui remettre notre vie.

Prions

Je suis conscient que certains n’ont peut être pas envie de prier. Sentez-vous libres. Pour ceux qui se diraient « j’aimerais bien savoir si j’ai cette relation avec Dieu » je vais reprendre la prière de la semaine dernière. Demander pardon, remercier Jésus d’être mort pour nous sur la croix et lui demander de venir en nous par son Esprit Saint. Si vous le souhaitez, priez-la dans le secret de votre cœur.

Vous pouvez vous dire aussi, je ne suis pas prêt, j’ai besoin de plus de temps. Ne vous sentez obligé en rien de faire quelque chose que vous ne sentez pas. Mais si vous voulez, voici une prière que vous pouvez prier dans votre cœur, pour commencer cette relation :

Seigneur Jésus, merci d’être mort pour moi, afin de me rendre possible d’avoir une relation avec Dieu.

Je regrette tout ce que qui dans ma vie a été mal. Je m’en détourne maintenant. Je reçois ce don gratuit que tu nous fais de ton pardon, et de la vie éternelle. Merci.

Maintenant je te demande de venir dans ma vie. J’ouvre la porte de ma vie, et je t’invite à entrer par ton Esprit Saint, pour être avec moi pour toujours. Merci Seigneur Jésus. Amen.

Père, merci pour ceux qui ont prié cette prière. Je prie que tu les remplisses d’amour, de joie et de paix. Bénis-nous tous, dans le nom de Jésus. Amen !

Dernière impression : 20 mars 2013 – 16:03

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