Qui est Jésus?

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QUI EST JESUS ?

Chaque année à Washington se déroule la  National Prayer Breakfast. Elle commence par « Je commence mes journées et je les termine à genoux, car je n’ai pas de meilleur endroit où aller. »

2 000 ans après, la question est toujours d’actualité ! Découvrir la foi chrétienne, c’est avant tout découvrir la personne de Jésus-Christ. Cet homme de 30 ans a marqué la vie de milliards de personnes de tous âges, de toutes cultures dans une vie publique de seulement 3 ans. Cela vaut le coup de s’intéresser à lui au moins 20 minutes dans sa vie. Je vous propose de rouvrir le dossier Jésus et de repartir des faits, et non des préjugés ou des aprioris, comme dans une enquête.

  1. PREMIERS ÉLÉMENTS D’ENQUÊTE

Première question : Jésus « a-t-il vraiment existé ? » On sait sur lui bien plus de choses que sur la plupart de ses contemporains par diverses sources. Des sources non chrétiennes tels les historiens romains Tacite et Suétone ou l’historien juif Flavius Josèphe. Ce dernier écrit peu après les faits : « En ce temps là paraît Jésus, homme sage, si toutefois il faut l’appeler homme ; car il était l’auteur d’œuvres prodigieuses. » Il précise des détails, puis se fait l’écho de sa crucifixion et de sa résurrection.

Deuxième question : « Ces textes du Nouveau Testament écrits il y a des siècles sont ils fiables ? » Pour le vérifier, on utilise une démarche scientifique qui inventorie les manuscrits originaux, les compare, élimine les erreurs, apporte des corrections. Ainsi nous avons plus de preuves de l’authenticité de ces textes que par exemple pour la Guerre des Gaules de Jules César, qui ne fait de doute dans l’esprit de personne.

Troisième question : « Que savons-nous de Jésus ? » Les Evangiles tracent de lui un portrait vivant. Il a vécu les grandes expériences de la vie : naissance, croissance, éducation, tentation, travail, deuil, souffrance, rejet, et la mort. Il pouvait être fatigué, avoir faim ou mal, rire ou pleurer. Il éprouvait les mêmes émotions que nous : l’amour, la joie, la tristesse. C’était clairement un grand maître spirituel. Mais était-il davantage ?

Pour avancer dans l’enquête interrogeons-le directement.

  1. QUI JESUS PENSAIT-IL ETRE ?

Son enseignement montre que Jésus était convaincu d’être à la fois homme et Dieu.

Il centrait son enseignement sur lui-même

Les maîtres spirituels ou les prophètes dirigent l’attention de leurs auditeurs vers Dieu. Jésus enseigne très différemment :

  • C’est seulement dans une relation avec lui qu’on peut rencontrer Dieu : « Qui m’a vu, a vu le Père. » (Jean 14, 9).
  • Pour ceux qui ont faim d’amour, de sécurité, de sens: « Je suis le pain de vie. » (Jean 6, 35).
  • A ceux qui sont dans la tristesse : « Je suis la lumière du monde. Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres.. » (Jean 8, 12).
  • Aux angoissés : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, je vous donnerai le repos. » (Matthieu 11, 28).
  • A ceux qui ont peur de la mort. : « Je suis la Résurrection et la Vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. » (Jean 11, 25).

Il enseigne que le recevoir, c’est recevoir Dieu, l’accueillir, c’est accueillir Dieu, que le voir, c’est voir Dieu. Une petite fille est en train de faire un dessin. Sa mère lui demande ce que ça représente. Elle répond : « Je dessine Dieu. » La maman : « Ce n’est pas possible, personne ne sait à quoi Dieu ressemble. » La petite fille répond : « On le saura quand j’aurai fini mon dessin ! »

Il suggérait qu’il est Dieu

Au delà de cet enseignement centré sur lui-même, Jésus a indiqué qu’il se considérait de condition divine. Ainsi, il se disait capable de pardonner les péchés. Seul Dieu peut le faire, les maîtres de la loi le lui feront remarquer : « Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » (Mc 2, 8).

Jésus affirme aussi « qu’il jugerait le monde… qu’il reviendrait et qu’il s’assiérait sur son trône de gloire. » (Mt 25, 31-32). Les nations seront rassemblées devant lui, il les jugera. Notre sort dépendra de la manière dont nous lui aurons répondu au cours de notre vie. C’est une déclaration extraordinaire lorsque l’on y pense.

Ses détracteurs de l’époque avaient bien saisi cette prétention : « Jésus dit “Mon Père et moi, nous sommes un”. De nouveau, des Juifs ramassent des pierres, pour le lapider. Alors il leur dit : “Devant vous, j’ai fait beaucoup de bonnes actions de la part du Père. Pour laquelle de ces actions voulez-vous me lapider ? ” Ils lui répondent : “Ce n’est pas pour une bonne action que nous voulons te lapider, mais parce que tu insultes Dieu. En effet, tu es seulement un homme et tu veux te faire Dieu !” » (Jean 10, 30-33 – PDV)

  1. QUELLES RAISONS AVONS-NOUS DE LE CROIRE ?

Ainsi Jésus a affirmé être Dieu. Poursuivons l’enquête pour vérifier ses dires. Après tout les asiles sont remplis de gens qui se prennent pour Napoléon, ou pour Dieu. Avons-nous des raisons de le croire ? C.S. Lewis, auteur des Chroniques de Narnia, résume ainsi le choix auquel nous faisons face : « Soit Jésus était et est le Fils de Dieu, soit c’était un fou ou un imposteur. »

Je voudrais examiner cinq pièces à conviction :

  1. 1.Ses enseignements – L’enseignement de Jésus est largement reconnu comme l’un des plus beaux de la culture de l’humanité : “Aime ton prochain comme toi-même”, ‘‘N’ayez pas peur’ !’’ Ses enseignements ont posé les bases de notre civilisation. Peuvent-ils être ceux d’un fou ou d’un imposteur ?
  2. 2.Ses œuvres – Ça devait être merveilleux d’être avec Jésus ! Imaginez d’aller à une fête avec lui. Lors d’un mariage, le vin manqua. Il dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau ces jarres ! » L’eau s’est transformée en un vin délicieux, un Château-Laffitte 48. 48 avant Jésus-Christ, évidemment ! Imaginez d’aller à un pique-nique avec Jésus. Pas de sandwichs à emporter! 5000 personnes ! Nourries avec 5 pains et 2 poissons ! Et il ne s’agit pas seulement de ses miracles mais aussi de son amour. De sa compassion pour les personnes rejetées par la société, les lépreux, les marginaux. Montrant son amour jusqu’à en mourir.
  3. 3.Sa personnalité – La personnalité de Jésus a marqué des millions de gens. Il était simple, humble, désintéressé, joyeux, bon, attentif. Il avait un caractère gai, les gens étaient heureux d’être avec lui. Ses amis disaient : « Il est sans péché. » Ses ennemis ne pouvaient trouver en lui aucune faute. Le fond d’une personnalité se révèle dans la souffrance. Jésus, cloué sur la croix, au sommet de la souffrance, dit à l’adresse de ses bourreaux : “Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.”
  4. 4.L’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament – Avec Jésus se sont accomplies plus de 300 prophéties de l’Ancien Testament rédigées sur une période de plusieurs siècles. Au moins vingt-cinq de ces prophéties se sont accomplies en une journée, celle de sa mort.
  5. 5.Sa résurrection

L’élément de loin le plus important est sa victoire sur la mort. La résurrection physique de Jésus est la pierre angulaire du christianisme. Si le Christ n’est pas ressuscité la foi des chrétiens est vaine. Alors, est-ce une réalité historique ou un mythe ? Pour répondre, examinons plusieurs éléments.

  1. a.. Plusieurs questions ont été posées :

Jésus était-il bien mort en croix ? Il n’y a aucun doute là-dessus, car les gardes romains s’assuraient de la mort : « Venus à Jésus, quand ils virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats, de sa lance, lui perça le côté, et il sortit aussitôt du sang et de l’eau (Jn19,33) C’est une séparation du sang et du liquide péricardique, dont nous savons, dans l’état actuel de la science, que c’est une indication certaine de la mort. Il fut ensuite mis dans une tombe scellée par une pierre pesant plus d’une tonne.

Les disciples n’auraient-ils pas volé le corps pour répandre la rumeur de sa résurrection ? La tombe était gardée. Surtout, les disciples étaient traumatisés et découragés. Plus tard ils se sont montrés capables d’endurer les tortures pour avoir proclamé que Jésus est vivant. Pierre est mort crucifié la tête en bas. Personne ne meurt dans d’atroces souffrances pour un mensonge.

Des voleurs n’auraient-ils pas emporté le corps ? Le seul objet de valeur dans la tombe était le linceul. Quand Pierre et Jean arrivèrent au tombeau ils virent que le linceul était resté sur place. Jésus en était sorti comme en passant au travers. Jean, l’évangéliste, témoigne que c’est lorsqu’il vit cela qu’il crut.

Voilà sur la première pièce de conviction, le tombeau vide.

  1. a.Les apparitions de Jésus à ses disciples. Un grand nombre de gens ont vu Jésus après sa résurrection : plus de 500 personnes en onze occasions. On peut toujours se demander « Est-ce que ce ne sont pas des hallucinations ? » Celles-ci se produisent chez des gens impressionnables, nerveux, malades ou drogués. Ce n’est pas le cas des disciples : c’était des sceptiques comme Thomas qui disait ‘je ne croirai pas si je ne vois pas moi-même’ ; des pêcheurs aguerris, des percepteurs d’impôts. Les percepteurs n’ont pas d’hallucinations !
  2. b.L’impact immédiat. Voilà un groupe d’hommes qui avaient suivi Jésus et espéré qu’il chasserait les Romains et établirait le Royaume en Israël. A sa mort, ils ont été profondément déçus. Ils avaient abandonné l’idée de suivre le Christ. Quelques semaines plus tard les mêmes proclament, de manière unanime : « Jésus est ressuscité d’entre les morts ! » Ils risquent leur tête pour cela. Pourquoi ce changement radical, si ce n’est la résurrection ? Née d’une poignée d’hommes illettrés, l’Eglise se répand en 300 ans à travers le monde, une vague que rien ni personne, aucun régime, ni aucune persécution n’ont pu arrêter.
  3. c.L’expérience chrétienne au cours des âges. Des millions d’hommes et de femmes au cours des siècles ont fait l’expérience de Jésus-Christ. Cela est mon cas depuis la fin de l’adolescence. Des gens de tous âges, races, continents, milieux sociaux, générations sont unis dans une expérience commune du Christ vivant.

* * *

L’enquête sur Jésus nous laisse face à trois possibilités : c’est un fou, un imposteur ou Dieu lui-même. Le dossier est clair. Sherlock Holmes, un maître dans l’art de l’enquête, raisonne ainsi : « Quand on a éliminé ce qui est impossible, ce qui reste, même si ça semble improbable, doit être la vérité. » L’examen des pièces à conviction nous permet d’éliminer deux hypothèses sur trois, ce n’est ni un fou, ni un imposteur. « Voilà pourquoi – dit C.S. Lewis – aussi étrange, impressionnant ou invraisemblable que cela puisse paraître, il me faut voir Dieu en lui. Dieu est venu dans ce monde, sous une forme humaine. »

Prions – Si vous le désirez. Peut-être certains d’entre vous ne le souhaitent-ils pas. Comme je l’ai dit la semaine dernière, personne n’est obligé. Pour ceux qui souhaiteraient prier, merci d’incliner votre tête quelques instants.

Père, merci de ne pas nous avoir donné les éléments pour nous faire une conviction. Tu as fait en sorte que nous puissions faire un pas de foi raisonnable, et non un pas de foi aveugle dans l’inconnu. Ce soir nous prions que chacun de nous ici, puissions faire un pas qui nous rapproche de toi. Nous te le demandons dans le nom de Jésus-Christ. Amen !

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