Pourquoi Jésus est-il mort?

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POURQUOI JESUS EST-IL MORT ?

 

Commençons par une devinette : Quel point commun y a-t-il entre Johnny Hallyday, Naomi Campbell, le pape et Madonna ? Ils portent une croix autour du cou. Beaucoup de gens portent une croix en or, en bois ou en strass. Nous n’y faisons plus attention, c’est pourtant étrange. Imaginez que je porte en pendentif une petite guillotine ou une potence. La croix est l’un des plus cruels instruments d’exécution. Elle a été abolie au IVème siècle car même les Romains la trouvaient inhumaine. La croix est pourtant le symbole de la foi chrétienne. La principale célébration des chrétiens est centrée sur le corps rompu et le sang versé de Jésus à la croix.

Les hommes célèbres entrent dans l’histoire par l’impact de leur vie. Pour Jésus, qui a transformé la face du monde, c’est surtout sa mort que l’on commémore. Pourquoi ?

Le point de départ, c’est l’amour infini que Dieu porte à l’homme : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jean 3, 16). C’est pour que je ne perde pas que « Le Christ est mort pour nos péchés » (1 Corinthiens 15, 3-4). Que signifie cette expression « mort pour nos péchés » ?

I. LE PROBLEME

Si je suis lucide, je réalise que mes actes ne sont pas toujours justes. Certes en comparaison avec des escrocs, des criminels, ou même les voisins, je ne m’en tire pas mal. Mais comparé à Jésus, je suis loin du but ! Paul écrit : « Tous ont péché et tous sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3, 23). C’est le cœur du problème. « Tous ont péché », tous sans distinction.

Le péché ce n’est pas d’enfreindre le code de la route.  A l’origine, le mot signifie manquer son but, se tromper de cible. Quelle cible ? Le bonheur. Pécher c’est rater le bonheur. Avec des conséquences graves pour chacun :

La pollution du péché« Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui souille l’homme : débauche, vols, meurtres, adultère, cupidité, méchanceté, ruse, impudicité, envie, diffamation, orgueil, déraison. » (Marc 7, 20-22). Vous pouvez vous dire : « Je ne fais pratiquement rien de tout ça ! » Respecter presque tout n’est pas suffisant. Par exemple, les Dix Commandements, j’en respecte neuf sur dix. Tous, sauf le meurtre avec lequel j’ai un peu de mal… et puis quelques problèmes avec l’adultère et le vol. Mais enfin ça fait quand même 7/10 ! Ça ne marche pas comme cela car le péché est une blessure, infligée à Dieu, aux autres et à soi-même.

Imaginez qu’en arrivant au ciel, un ange vous propose une projection privée d’un long métrage sur les principaux épisodes de votre vie. A la fin il vous dit : « Il y a une 2ème séance, en compagnie de vos proches : famille, amis, collègues… » Serait-ce un film tout public ? En chacun, il y a des choses qui nous font honte. C’est la pollution du péché.

L’emprise du péché Nous savons qu’une drogue comme l’héroïne rend dépendant. On peut aussi être dominé par la colère, la jalousie, l’égoïsme, la médisance, le mensonge. Nous devenons esclaves de nos habitudes. Jésus dit : « Quiconque se livre au péché est esclave du péché. » (Jean 8, 34)

La peine encourue pour le péché Quelque chose en nous réclame la justice. Quand on voit dans le journal un crime odieux : « le coupable doit être puni ». Néanmoins, je suis plus sévère pour les autres que pour moi. L’apôtre Paul dit la sanction est la même pour tous. « Le salaire du péché c’est la mort » (Romains 6, 23).

Le péché nous sépare de Dieu La mort dont parle Paul n’est pas uniquement la mort physique. C’est une mort spirituelle qui aboutit à une séparation éternelle d’avec Dieu, dès notre vie en ce monde. Le mal que nous commettons creuse un fossé entre Dieu et nous.

II. LA SOLUTION : QU’A FAIT DIEU ?

La bonne nouvelle c’est que Dieu nous aide à ne pas gâcher notre vie. « Ma vie, dit Paul, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et a donné sa vie pour moi » (Galates 2, 20).

« Pour nous »

Que signifie cette expression ‘donné sa vie pour moi’ ? Le 31 juillet 1941, à Auschwitz, les sirènes sonnent la fuite d’un détenu. En représailles, dix hommes seront emmurés dans un bunker, pour y mourir de faim dans une lente agonie. Pendant toute une journée, torturés par le soleil de plomb, la soif et la peur, les hommes attendent que le commandant passe dans les rangs pour les sélectionner. Il montre du doigt un malheureux qui hurle : « Ma femme, mes enfants ! » A ce moment, un homme d’apparence ordinaire, Maximilien Kolbe, sort du rang et enlève son bonnet. « Je suis prêtre catholique. Je veux mourir à la place de cet homme. Je suis vieux. Il a une femme et des enfants… je n’ai personne. » « Accordé » rétorque le commandant. Les dix hommes sont conduits dans le bunker. Habituellement, les malheureux s’entre-déchiraient. Cette fois, tant qu’ils en eurent la force, nus, étendus sur le sol, ils prièrent. Quinze jours plus tard, quatre d’entre eux, dont le P. Maximilien, étaient encore en vie. On les acheva d’une piqûre mortelle. Maximilien Kolbe avait quarante-sept ans.

41 ans plus tard, en 1982, sur la place Saint Pierre à Rome, la mort du Père Kolbe fut commémorée devant 150.000 personnes, dont Francis Gajowniczek, sa femme, ses enfants et petits-enfants. Jean-Paul II mit en perspective la mort de Maximilien Kolbe : « Ce fut une victoire comparable à celle remportée par notre Seigneur Jésus-Christ. » « Il a donné sa vie pour moi »

L’agonie de la croix

C’est cela mourir pour quelqu’un. C’est en ce sens que Jésus est mort pour nous. Pour nous, il a enduré la crucifixion. Cicéron décrit la crucifixion comme « la plus cruelle et hideuse des tortures ». Le mot seul donnait un frisson d’épouvante. Jésus fut attaché à un poteau et flagellé avec des lanières de cuir bardées de fragments d’os et de métal. Une couronne d’épines fut enfoncée sur sa tête, tandis que les soldats romains le frappaient au visage en se moquant de lui. Puis Jésus dut porter la poutre transversale de la croix sur ses épaules ensanglantées jusqu’à s’effondrer. Arrivé à l’endroit de la crucifixion, il fut mis nu et allongé sur la croix. Des clous de dix-huit centimètres furent plantés dans ses poignets. Ses genoux furent remontés sur le côté pour clouer les chevilles entre le tibia et le tendon d’Achille. La croix fut relevée à la verticale et il resta suspendu six heures, dans une chaleur torride, une soif intenable. Une souffrance atroce, causée par le déchirement des muscles et par l’asphyxie.

Pourtant ce n’est pas sur la douleur physique que la Bible insiste. Ni sur la tristesse d’être rejeté par tous, abandonné par ses amis. C’est l’agonie spirituelle de Jésus qui est mise en lumière. Regardons une prophétie d’Esaïe, écrite plusieurs centaines d’années à l’avance, qui se réalise dans la passion et la mort du Christ : « Lui a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes » (Esaïe 53, 5a). En croix, Jésus fait l’expérience de la conséquence du péché, qui est la perte de Dieu. Cela lui cause une sueur de sang et lui arrache une plainte : « Mon âme est triste à mourir ! » (Mc 14, 34). « Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à tous » (Esaïe 53, 6). Les péchés étaient sur lui, il les avait librement endossés. Jésus a tout assumé : l’orgueil humain, la rébellion contre Dieu, l’hypocrisie, la violence et l’injustice, l’exploitation des pauvres et des faibles, la dépravation, le mensonge et la haine. La vraie croix que Jésus a prise sur ses épaules, et à laquelle il a été finalement cloué, c’est le péché !

III. LE RESULTAT : CE QUE SA MORT SIGNIFIE POUR NOUS

Les chrétiens ont coutume de dire « Jésus me sauve ». De quoi me sauve-t-il ? Comment la mort de Jésus en croix peut-elle avoir un effet sur ma vie ? Regardons quatre images tirées du Nouveau Testament.

Le tribunal Par la mort du Christ nous sommes « justifiés ». C’est un terme judiciaire. Accusé devant un tribunal, vous êtes ensuite acquitté, vous êtes justifié. Deux amis d’enfance sont devenus l’un escroc, l’autre, juge. Des années plus tard, le juge retrouve son ami escroc au banc des accusés. Le juge est dans un dilemme. Il doit faire ce qui est équitable, et le condamne à l’amende appropriée. Puis il va le voir après le procès, et il lui propose un chèque et paye l’amende pour lui. De la même manière, Dieu est comme pris entre le sens de la justice et son amour sans condition pour nous. Il doit être juste, il ne peut pas dire: « Ça n’a pas d’importance », car le mal que nous faisons a des conséquences. Mais il vient en la personne de Jésus : « Je viens payer l’amende pour toi et te rendre la liberté. ».

Le marché aux esclaves – Dans l’Antiquité, quelqu’un pouvait devenir esclave pour sortir d’une dette qu’il n’arrivait pas à rembourser. Il s’exposait au marché aux esclaves, avec un prix autour du cou. Un acquéreur se présentait et la dette était remboursée, au prix d’une vie d’esclavage. Un débiteur compatissant s’approche: « A combien s’élève ta dette ? Je la paye pour toi. » Ce prix s’appelle une rançon. Jésus reprend l’image : « Le Fils de l’homme est venu… pour donner sa vie en rançon pour la multitude » (Matthieu 20, 28). Sa mort nous libère de ce qui entrave notre vie.

Le Temple – Dans l’Ancien Testament existait un système sophistiqué de sacrifice pour la purification des péchés. La responsabilité était symboliquement transférée du pécheur à l’animal, souvent un agneau, immolé en sacrifice. Jésus inaugure une ère nouvelle : « Le sang de Jésus nous purifie de tout péché ». (1Jean 1, 7) Jésus est le sacrifice parfait qui libère de la pollution du péché, de tout péché, quelle qu’ait été notre vie.

La famille – On peut penser : « Barbare cette histoire : Jésus, un innocent, payant pour quelqu’un d’autre ! Dieu n’est-il pas un père abusif qui envoie son fils au casse-pipe ? » Comprenons : c’est Dieu qui se livre lui-même pour que la relation soit rétablie. Paul le dit ainsi : « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui » (NBS) (2 Corinthiens 5,19). Dieu était en Christ, c’est Dieu lui-même qui est crucifié. « Réconciliant le monde avec lui. » Comme dans une famille, après une dispute. Le moment merveilleux où surviennent le pardon, la réconciliation, la paix. Jésus est mort en vue de cette réconciliation, pour rendre possible notre amitié avec Dieu.

CONCLUSION

Comment répondre après avoir entendu à quel point Dieu m’aime, aime chacun ? Il désire passionnément avoir une relation avec chacun, chacune. Si considérons la croix dans cette optique, tout change : la vie, les évènements, nous-mêmes, tout se transfigure.

Comment faire ? J’ai utilisé l’exemple des deux amis. Le juge avait remis à son ami escroc un chèque du montant de l’amende. Dieu fait de même, il vient vers nous, en la personne de son Fils, et offre un chèque. A la place de la somme, est écrit : pardon, liberté, purification, réconciliation. A la croix, Dieu offre une seconde possibilité, un nouveau départ. Je peux répondre « Oui, je le veux ! Je mets ma confiance en toi, j’accueille cet amour qui s’offre jusqu’au bout. »

Prions. Si quelqu’un le désire, je voudrais qu’il puisse recevoir ce don. Nous pouvons baisser la tête et fermer les yeux. Chacun est libre de prier ou non. Peut-être vous dites-vous : « J’ai besoin de plus de temps pour y réfléchir. » Nous sommes au début du parcours, prenez votre temps, ne faites rien qui vous mette mal à l’aise.

Jésus est ici. Ressuscité des morts, il est vivant, présent ici même si nous ne pouvons pas le voir. Je vais dire la prière simple qui est à la fin de la brochure « Pourquoi Jésus ? » Vous demandez pardon pour le passé, en renonçant à ce que vous savez être mal. Vous remerciez Jésus d’être mort pour vous sur la croix. Et vous lui demandez de vous emplir de son Esprit.

« Seigneur Jésus-Christ, Je regrette tout ce que j’ai fait de mal dans ma vie, [dans votre cœur demandez son pardon pour ce qui vous vient à l’esprit]. Seigneur pardonne-moi. Je me détourne de tout ce que je sais être mal.

Merci d’être mort pour moi sur la croix, pour que je sois pardonné et libéré. Merci de m’offrir ton pardon. Je le reçois maintenant.

Entre dans ma vie Seigneur par ton Esprit Saint, reste avec moi pour toujours. Merci, Seigneur Jésus. Amen ! »

Dernière impression : 27 février 201913:02

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