Profession de foi

profession de foiLa profession de foi n’est pas un sacrement en tant que tel, mais elle marque néanmoins une étape importante dans la vie du jeune.

Dans la plupart des cas, l’enfant a été baptisé à un âge où il n’était pas encore capable de comprendre la signification du baptême. Ses parents se sont donc engagés à lui donner les moyens – par l’inscription au catéchisme notamment – qui lui permettront de « confirmer » la foi de son baptême.

Vers l’âge de 11-12 ans, l’adolescent a acquis une maturité suffisante pour faire cette démarche. Ainsi, il va professer, c’est-à-dire proclamer publiquement et solennellement sa foi en Jésus Christ, Sauveur des hommes, et son désir de le suivre.  L’adolescent est normalement revêtu de l’aube, vêtement qui rappelle le baptême.

Comment s’y prépare-t-on?

Dans le cadre de l’aumônerie paroissiale, qui fait suite au catéchisme. La profession de foi se fait le plus souvent quand l’enfant est en classe de cinquième.

Profession de foi ou communion solennelle?

Jusqu’au début du vingtième siècle, la première communion se faisait souvent vers l’âge de 12-13 ans. Mais le pape Pie X, au début du vingtième siècle, va encouragea la communion des enfants, dès l’âge de raison, soit vers 7-8 ans. Dès lors, la communion solennelle aurait dû disparaître, mais elle subsista dans certains pays, dont la France et l’Espagne, car les familles étaient très attachées à ce rite qui marque aussi l’entrée dans l’adolescence. Pour la distinguer de la première communion, on l’appela communion solennelle. La première communion se faisait plutôt dans un cadre familial, restreint; la communion solennelle était célébrée de manière plus festive, vers 12-13 ans.

Ensuite, on a voulu mieux séparer les deux, et donner à la communion solennelle comme caractère essentiel celui d’une profession de foi. Depuis deux ou trois décennies, le terme de profession de foi s’est de plus en plus imposé en lieu et place de communion solennelle. La profession de foi permet au jeune adolescent de « confirmer » son baptême,  souvent reçu à un âge où il ne pouvait encore en décider. L’aube et le cierge en sont d’ailleurs les deux signes symboliques.

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